Comprendre l'Egypte antique



vue d'Egypte

L'Egypte ancienne, c'est une civilisation de plus de 3500 ans qui s'est développée dans la vallée et le delta du Nil et qui plonge ses racines dans une longue période préhistorique. Cette lente maturation permit la naissance des caractéristiques qui feront de l'état pharaonique ce qu'il était : avènement des croyances religieuses divines et funéraires (culte solaire avec Rê, mythe d'Osiris, etc.), formation d'un pouvoir politique singulier à l'exceptionnelle longévité en dépit des crises, instauration d'une économie caractérisée par un système de redistribution, émergence d'un savoir-faire artisanal et d'une organisation du travail pouvant générer de grands travaux architecturaux, naissance des principaux centres urbains qui posséderont une place prépondérante au cours de l'Histoire (Memphis, Héliopolis, Abydos, Bousiris, Thèbes, Hiérakonpolis, Elephantine, Bouto, etc.), et enfin développement d'une langue et d'un système d'écriture hiéroglyphique, reflets d'un mode de pensée s'exprimant à travers une riche littérature faite d'écrits sapientiaux, de manuels mathématiques, de traités médicaux, d'hymnes divins, de rituels, d'autobiographies, de poésies, de textes funéraires allant des Textes des Pyramides aux Livres des Respirations, en passant par les Textes des Sarcophages, le Livre des Morts, le Livre de l'Amdouat, des Portes, ou bien encore des Cavernes..., sans compter toute une paperasse administrative d'actes en tout genre et de documents divers.


Le présent site vous permet d'apprendre à lire les hiéroglyphes. En effet, comprendre une civilisation ancienne passe d'abord et avant tout par l'apprentissage de sa langue. Si l'égyptien ancien (la langue des pharaons utilisée pendant plusieurs millénaires) a été noté avec différentes écritures, vous découvrirez avec ces cours d'égyptien hiéroglyphique, la signification et l'utilisation des signes grâce à la lecture des inscriptions de temples ou de tombes pharaoniques. Ces cours sont dispensés en ligne.

Histoire sur l'Egypte ancienne

Complément indispensable à la lecture des hiéroglyphes, les cours de civilisation pharaonique vous permettront de comprendre, à travers des thèmes traitant de ses aspects historiques, économiques et sociétaux, cette société, qui a vu naître des oeuvres architecturales monumentales comme les pyramides, les mastabas, les hypogées, les temples funéraires royaux (appelés à partir du Moyen-Empire Temples de millions d'années) ou bien encore les temples divins.
Plongez dans le monde de l'Egypte ancienne et bienvenue !

Le mot pharaon

pharaon
S'il y a un mot qui identifie immédiatement l'Egypte antique, c'est bien celui-là. Pourtant, ce n'est que tardivement que le terme pharaon, qui provient de l'égyptien per-âa, a été utilisé devant le nom du roi. En effet, il faut attendre la Troisième Période intermédiaire et la période libyenne (945 av. J.-C.) pour voir apparaître cet usage.
R.B.

L'oeil d'Horus

l'oeil d'Horus
Quand Seth assassina son frère Osiris, il s'ensuivit une querelle entre lui et son neveu Horus, né d'une procréation magique post mortem. Durant cette lutte judiciaire pour l'héritage de l'Egypte que Seth voulait s'approprier, un combat eut lieu entre les deux dieux. Horus se vit arracher un oeil par son oncle et Seth se vit priver de ses testicules. Cet oeil sera finalement soigné par Thot et sera restitué à son propriétaire, devenant ainsi le prototype de l'offrande et de l'intégrité physique.
R.B.

Les dialectes de l'égyptien pharaonique

égyptien
Le copte possède cinq dialectes principaux dont le plus important est le sahidique de Haute-Egypte. Il va sans dire qu'à l'époque pharaonique, des parlers régionaux coexistaient également, ancêtres de ces patois, mais bien entendu, le choix d'une langue d'état, utilisée par l'administration et le Pouvoir, reflet de l'unité territoriale, s'est imposée comme langue écrite.
R.B.

Les périodes de l'Egypte ancienne

période pharaonique
C'est à l'égyptologue Lepsius que l'on doit au XIXe siècle les appellations d'empires égyptiens. Ces empires correspondent aux périodes où Haute et Basse-Egypte sont gouvernées de façon unitaire par un seul pharaon, par opposition aux périodes intermédiaires où le pouvoir pharaonique est disloqué et instable.
Vers 3200 av. J.-C. débute la période historique avec l'époque thinite (dynastie 0 à 2) à laquelle succède l'Ancien Empire (dynastie 3 à 6) d'une durée approximative de 500 ans. C'est l'époque de Djéser, Snéfrou, Chéops et des grandes pyramides.
Suit la Première Période intermédiaire (dynastie 7 à début 11) et le Moyen Empire (fin dynastie 11 à 12) d'une durée approximative de 300 ans. C'est l'époque des Montouhotep, des Amenemhat et des Sésostris.
Vient ensuite la Deuxième Période intermédiaire (dynastie 13 à 17) et le Nouvel Empire (dynastie 18 à 20) dont la durée est de 481 ans. C'est l'époque des Amenhotep, des Thoutmosis, d'Hatchepsout, d'Akhenaton, de Toutânkhamon et des Ramsès.
Enfin, la Troisième Période intermédaire (dynastie 21 à 25) et la Basse Epoque (dynastie 26 à 30) dont la durée est de 340 ans suivie par l'époque grecque avec les Ptolémée, remplacée en 30 av. J.-C. par l'époque romaine.
R.B.

Les étoffes pharaoniques

étoffe dans l'égypte ancienne
Parmi les offrandes offertes aux dieux égyptiens durant le culte quotidien ou bien encore aux défunts, les étoffes tiennent une place importante de par le rôle de protection qu'elles assument pour celui qui les porte. Ainsi, tandis que les bandelettes des momies sont associées à certaines divinités, à titre d'exemple on peut citer celles de la tête qui sont mises en relation avec Rê-Horakhty, Nekhbet, Hathor, Thot, Nebet-Hetepet ou Sekhmet, l'étoffe ménékhet représente l'étoffe la plus courante présentée dans les offrandes. Celle-ci peut être de différentes couleurs, chaque couleur étant liée à un rôle précis : l'étoffe blanche contre les ennemis, la bleue sert à voiler le dieu, la verte pour la santé et la vigueur de celui-ci et enfin la rouge qui le protège.
Les étoffes ines et idémi sont de couleur rouge, si elles sont offertes en offrandes, l'idemi sert aussi à confectionner le manteau royal de la fête-sed.  On trouve également l'offrande de l'écharpe siat de couleur blanche à franges dont le rôle, notamment pour les défunts, est de chasser les ténèbres.  A côté de cela, il existe encore d'autres variétés de tissus.
R.B.


Le némès

le némès du pharaon
Avoir abordé les étoffes m'amène tout naturellement à parler du némès, l'une des coiffes les plus célèbres du pharaon dont l'exemple le plus fameux reste celui d'or et de lapis-lazuli du masque de Toutânkhamon, mais ce nom ne désigne pas seulement cela. Le némès est aussi l'étoffe dont se vêtent les dieux et qui fait l'objet d'une offrande dans le rituel égyptien.
R.B.


A propos du rapport que certains ont avec l'Egypte antique

Pour appréhender la civilisation de l'Egypte ancienne, il convient de faire abstraction des images romantiques, des romans et des films qui déforment, idéalisent, inventent ou préjugent son histoire. Les Anciens Egyptiens ont vécu dans un environnement bien distant du nôtre à tout point de vue et nombre de leurs préoccupations étaient vraisemblablement différentes des nôtres. Pour matérialiser le rapport altéré si particulier que certains peuvent avoir avec cette civilisation de l'Antiquité, il me suffira de citer un seul exemple, et non des moindres : l'égyptologue allemand Erman ne pouvait admettre que les anciens Egyptiens puissent utiliser la magie, car il jugeait celle-ci comme une expression inférieure de la religion. Autrement dit, inadmissible pour un peuple comme celui-là, si hautement considéré, d'agir de la sorte. Bien évidemment, il n'en est rien et ce jugement de valeur infondé et ethnocentrique au possible n'a nullement lieu d'être et montre à quel point, certains peuvent fantasmer sur la perfection rêvée, loin de la vérité historique, de cette société antique.
R.B.


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