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La vision de l'univers selon les anciens Egyptiens

Le monde selon les anciens Egyptiens correspondait au créé sorti de l'incréé, le Noun, océan primordial, espace liquide inerte, sans lumière, sans limites, où  aucune chose n'existait en son sein, si ce n'est le démiurge (celui qui vient à l'existence de lui-même dans une sorte d'auto-sédimentation au jour de la Création). Au moment de créer le monde, il se différencie donc en prenant selon les mythes la forme d'Atoum, de Ptah... et se met à concevoir en usant de différentes méthodes, là encore en fonction des différents mythes religieux de création, c'est-à-dire les cosmogonies d'Héliopolis, de Memphis, d'Hermopolis, d'Eléphantine, etc. A la suite de cette action, le Noun n'a pas pour autant  disparu. Désormais, il enveloppe le monde créé, permettant sa  régénération, et se manifeste sous divers aspects, comme la  nappe phréatique ou l'inondation. Ayant été repoussé pour  laisser place à la Création, le Noun menace toujours de  réabsorbe

Le némès

Avoir abordé les étoffes m'amène tout naturellement à parler du némès, l'une des coiffes les plus célèbres du pharaon dont l'exemple le plus fameux reste celui d'or et de lapis-lazuli du masque de Toutânkhamon, mais ce nom ne désigne pas seulement cela. Le némès est aussi l'étoffe dont se vêtent les dieux et qui fait l'objet d'une offrande dans le rituel égyptien.

Le mot pharaon

S'il y a un mot qui identifie immédiatement l'Egypte ancienne, c'est bien celui-là. Pourtant, ce n'est que tardivement que le terme pharaon, qui provient de l'égyptien per-âa, a été utilisé devant le nom du roi en tant que titre. En effet, il faut attendre la Troisième Période intermédiaire et la période libyenne (945 av. J.-C.) pour voir apparaître cet usage.

Les noms de l'Egypte ancienne

Il y a d'abord Taouy, c'est-à-dire "les Deux-Terres" représentées par la Haute et la Basse-Egypte, respectivement le sud et le nord. Ta-méri, appellation qui apparaît au Moyen-Empire, et qui ne signifie pas la terre aimée comme on le lit trop souvent de façon erronée, mais "la terre creusée" (par le Nil)  (méri n'étant pas ici le verbe égyptien   "aimer" mais le verbe homophone "creuser")  . Kémet, "la noire" à cause de la terre limoneuse par opposition à "la rouge", le désert.

Le dieu Horus

Horus l'Ancien, Harsiésis est le dieu céleste dont le soleil et la lune sont respectivement l'oeil droit et l'oeil gauche. Horus de l'horizon, Harakhtès, représente le dieu solaire, faucon ou homme à tête de faucon. Quant à l'Horus d'Edfou, il est représenté comme un disque ailé. Le pharaon, qui a reçu des dieux l'Egypte par dévolution successorale, est l'Horus dans le palais. Dans le mythe osirien, Horus est le fils d'Isis et d'Osiris. Il possède quatre enfants qui président aux vases canopes protégeant ainsi les viscères du défunt qu'ils contiennent : Amset à tête humaine, Douamoutef à tête de chien, Hapy à tête de babouin et Qebehsenouf à tête de faucon. Ils sont associés aux points cardinaux. Toujours dans ce mythe, Horus est le protecteur de son père Osiris, Harendotès, ou encore Harpocrate, Horus l'enfant élevé dans le Delta, qui finira par représenter la fonction monarchique.

L'oeil d'Horus

Quand Seth assassina son frère Osiris, il s'ensuivit une querelle entre lui et son neveu Horus, né d'une procréation magique post mortem d'Isis et d'Osiris. Durant cette lutte judiciaire pour l'héritage de l'Egypte que Seth voulait s'approprier, un combat eut lieu entre les deux dieux. Horus se vit arracher un oeil par son oncle et Seth se vit priver de ses testicules. Cet oeil sera finalement soigné par Thot et sera restitué à son propriétaire, devenant ainsi le prototype de l'offrande et de l'intégrité physique. Il est symbolisé par l'oeil oudjat (oeil fardé avec la marque du faucon) et est associé à la lune.

L'oeil de Rê

C'est d'abord l'uraeus que le dieu solaire porte au front et qui le protège de ses ennemis. Cet oeil prend également la forme d'une lionne marquant ainsi son caractère destructeur s'incarnant dans les déesses égyptiennes Sekhmet et Tefnout (la lointaine qui s'exile en Nubie) ou bien encore Hathor, fille de Rê.

Les couronnes du pharaon

Parmi les insignes de la royauté, les couronnes tiennent une place privilégiée. Objets de puissance, elles sont adorées et leur manipulation est ritualisée. Il en existe plusieurs variétés simples ou composites, dotées d'un grand nombre de noms. Assimilées à l'Oeil d'Horus, ornées de l'uraeus, le serpent dressé prêt à lancer sa flamme protectrice, elles symbolisent le pouvoir. Attributs des rois et des dieux, les principales sont la couronne blanche de Haute-Egypte, sorte de mitre terminée par une boule, qui est liée à la déesse vautour tutélaire de cette région, Nekhbet. La couronne rouge de Basse-Egypte associée à la déesse serpent du nord, Ouadjet. Le pschent qui est la réunion des deux couronnes précitées et qui expriment la réunion des Deux-Terres. Le khéprech, couronne bleue, particulièrement arborée par les rois du Nouvel Empire. La couronne atef d'Osiris qui reprend la forme de la couronne blanche surmontée d'un soleil et flanquée de deux plumes d'au

Les dialectes de l'égyptien pharaonique

Le copte possède cinq dialectes principaux dont le plus important est le sahidique de Haute-Egypte. Il va sans dire qu'à l'époque pharaonique, des parlers régionaux coexistaient également, ancêtres de ces patois, mais bien entendu, le choix d'une langue d'état, utilisée par l'administration et le Pouvoir, reflet de l'unité territoriale, s'est imposée comme langue écrite.

Les étoffes pharaoniques

Parmi les offrandes offertes aux dieux égyptiens durant le culte quotidien ou bien encore aux défunts, les étoffes tiennent une place importante de par le rôle de protection qu'elles assument pour celui qui les porte. Ainsi, tandis que les bandelettes des momies sont associées à certaines divinités, à titre d'exemple on peut citer celles de la tête qui sont mises en relation avec Rê-Horakhty, Nekhbet, Hathor, Thot, Nebet-Hetepet ou Sekhmet, l'étoffe ménékhet représente l'étoffe la plus courante présentée dans les offrandes. Celle-ci peut être de différentes couleurs, chaque couleur étant liée à un rôle précis : l'étoffe blanche contre les ennemis, la bleue sert à voiler le dieu, la verte pour la santé et la vigueur de celui-ci et enfin la rouge qui le protège. Les étoffes ines et idémi sont de couleur rouge, si elles sont offertes en offrandes, l'idemi sert aussi à confectionner le manteau royal de la fête-sed.  On trouve également l'offrande de l'écharp